Le 2e pilier – la prévoyance professionnelle (LPP)
Maintien du style de vie habituel de manière appropriée (en conjugaison avec les prestations du premier pilier)
Conjugué à l’AVS/AI, le deuxième pilier devrait permettre de poursuivre le style de vie habituel. Les employeurs sont tenus d’assurer leurs salariés auprès d’une institution de prévoyance et de prendre à leur charge au moins la moitié des cotisations, comme pour l’AVS/AI. La prévoyance professionnelle est seulement obligatoire pour les salariés dont le salaire est supérieur aux trois quarts du maximum de la rente complète AVS. Les salariés pour lesquels ce n’est pas le cas et les indépendants peuvent se subordonner à la prévoyance professionnelle sur une base volontaire, alors que les personnes sans activité en sont exclus. Contrairement à l’AVS/AI et à la plupart des autres branches de la sécurité sociale, la prévoyance professionnelle est financée par capitalisation, c’est-à-dire, par un processus d’épargne servant à thésauriser pour chaque personne assurée le capital nécessaire au versement d’une rente à la réalisation d’une prestation. En cas de survenance d’un cas assuré, le capital à verser existe donc (il y a cependant le problème du renchérissement). Pour les rentes financées selon le principe de la redistribution, la capacité ou la volonté de servir des prestations dépend au contraire de la génération des jeunes et d’une situation conjoncturelle favorable. Par souci de coordination et parce que l’assurance accidents obligatoire (LAA) sert les prestations lorsque celles-ci sont déclenchées par un accident, la prévoyance professionnelle versera surtout les prestations correspondantes découlant d’une maladie.
Source: Guide de la sécurité sociale en Suisse, Gertrud E. Bollier, 9e édition 2005 (en allemand seulement)



